Ces derniers temps, l’heure est à la polémique. Je vois de plus en plus de débats à propos du développement personnel, et plus particulièrement à propos du dialogue interpersonnel. Autrement dit, les affirmations positives.

  Le fait d’écrire et de se dire des phrases telles que « je suis forte », « j’ai confiance en moi » est-il quelque chose d’interdit en Islam ?

De nombreuses personnes pensent  qu’en disant des affirmations positives, nous prions une divinité païenne afin qu’elle nous  donne cette confiance, cette beauté, ou que sais-je. Pourtant, ces personnes ne voient aucun mal à se dire qu’elles sont nulles, qu’elles ne vont pas réussir tel ou tel projet. L’Islam nous permet-il uniquement d’avoir des “bad vibes” ?  tandis qu’il nous interdit les affirmations positives ? Oh que non … Toute personne qui se répète chaque jour qu’elle n’est pas intelligente et qu’elle n’est pas intéressante, finira par y croire. Et qu’on le veuille ou non, cela jouera sur son estime de soi, mais également sur ces relations.

  Jettez un oeil à cette article traduit de l anglais:

  Question :

 L‘un des enseignements importants de l’islam est d’être véridique. C’est sans doute pertinent lorsque c’est vis à vis d’une personne ou d’un fait de société .

Cependant, cela s’applique-t-il également dans le domaine de notre psychologie et de notre subconscient ?  En psychologie, il est bien connu que l’on peut se changer par les affirmations positives et la visualisation.   Par exemple, un élève qui est faible en mathématiques et qui souhaite s’améliorer doit se répéter : « Je suis excellent en mathématiques » à plusieurs reprises et se visualiser comme étant déjà bon en mathématiques . Ou bien, un peureux pourrait reprogrammer son esprit en se disant : “Je suis courageux”etc.
 C’est ainsi que notre subconscient est défini avec l’objectif voulu et qu’il programme ainsi tout le corps avec le message. Mais la question est que cette affirmation n’est pas réellement la vérité (ou du moins pas encore la vérité). Quand il se dit qu’il est déjà bon en mathématiques, il se « ment » à lui-même. Est-ce acceptable en Islam ?

Réponse :

 Les affirmations ne sont que des renforcements mentaux positifs pour certaines personnes. Les considérer comme des mensonges est un jugement dur et excessif. Le fait est que certaines personnes doivent améliorer leur moral en se concentrant sur un aspect positif en elles-mêmes. Le but est de grandir, d’aider à développer et de progresser dans cette positivité en la magnifiant dans son esprit.  Ceci n’est pas un mensonge ; la personne ne se trompe pas, car elle connaît déjà la vérité. De plus, le mensonge est généralement utilisé à des fins négatives plutôt que positives. Gardez à l’esprit que l’Islam interdit de mentir dans le contexte où une personne donne de fausses informations à une autre personne. Dans le cas d’affirmations positives, l’individu s’adresse à lui-même et non à un autre individu. Quand bien même si la personne tente de se motiver avec quelque chose difficilement atteignable. Il n’y a rien de mal à ce que les gens trouvent ce qui est bien en eux-mêmes ou ce qui leur manque, et s’aident en se rassurant qu’ils vont s’améliorer. Après tout, se donner une rétroaction positive est un excellent moyen de développer les qualités que l’on recherche.J’espère que cela aidera. Et Dieu sait mieux.

Nous pouvons également nous intéresser à cette question posée il y a quelques années (concernant la “confiance en soi” et les affirmations dites positives) : 

Question :

Comment le musulman doit il agir pour renforcer sa confiance en lui-même ? Il a fait de nombreuses choses mais il ne peut pas dominer sa nervosité quand il s’adresse aux autres. Réponse : Louanges à Allah, Premièrement, la confiance en soi s’acquiert. Le musulman à besoin de connaître ses méthodes d’acquisition afin d’en profiter. Cependant, il doit tout d’abord distinguer entre la confiance en soi et la surestime de soi. La première signifie avoir conscience des belles qualités dont Allah vous a doté et les investir de manière à en tirer profit. Car si on les utilise mal, on devient orgueilleux et vaniteux, deux tares qui constituent des maladies ruineuses.

Si vous ne reconnaissez pas les belles qualités qu’Allah vous a données, vous tomberez dans la torpeur, la paresse et la déception, et gâterez les bienfaits dont Allah l’Auguste et le Majestueux vous a gratifiés. Allah Très Haut a dit : Heureux sera celui qui l’aura purifiée et malheureux sera celui qui l’aura laissée se détériorer. (Coran, 91:9-10). Il convient d’attirer l’attention sur une question importante, à savoir que le fait pour le musulman d’avoir confiance en lui-même ne signifie point qu’il peut se passer de son Maître Très Haut qui l’assiste et guide ses pas, ni qu’il peut se passer de ses frères et de l’ensemble des humains qui peuvent lui donner des conseils et orientations. C’est ce que le Prophète (Bénédiction et Salut soient sur lui) demandait à son Maître Très Haut ; il lui demandait de ne pas l’abandonner à son sort un seul instant. D’après Abou Bakrata, le Messager d’Allah (Bénédiction et Salut soient sur lui) dit : Les invocations à prononcer par celui qui est en proie à des soucis consiste en ceci : Mon Seigneur! J’espère bénéficier de Ta miséricorde. Ne m’abandonnez pas à mon sort un seul clin d’œil. Redresse toutes mes affaires. Il n’ y a pas de dieu en dehors de Toi. (Rapporté parAbou Dawoud,5090 et jugé bon par al-Albani dans Sahih Abou Dawoud et rapporté par an-Nassai,10405 d’après un hadith d’Anas jugé bon par al-Albani dans Sahih an-Nassai avec cet ajout : on prononce la formule matin et soir.

Cheikh Ibn Outheymine (Puisse Allah lui accorder Sa miséricorde) a été interrogé en ces termes : « comment juger le fait pour un musulman de dire : un tel est sur de lui-même ou a confiance en lui-même ? Est-ce en contradiction avec l’invocation susmentionnée : Ne m’abandonnez pas à mon sort un seul clin d’œil ? Voici sa réponse : Il n’ y aucun inconvénient à le dire car celui qui dit : un Tel est sûr de lui-même n’entend que confirmer cela en disant qu’il en est sûr et certain. Nul doute que les choses paraissent à l’homme tantôt certaines tantôt presque certaines tantôt plus ou moins certaines enfin tantôt pas du tout certaines. Si on dit : je suis sûr de ceci ou je suis sûr de moi-même ou un Tel es sûr de lui-même ou de ce qu’il dit, on entend par la qu’on en est certain. Or il n’ y a aucun inconvénient à s’exprimer ainsi car cela ne contredit pas la célèbre invocation : Ne m’abandonnez pas à mon sort un seul clin d’œil. En effet, l’homme tire sa confiance en lui-même d’Allah et du pouvoir et du Savoir et d’autres facultés pareilles que Celui-ci lui a données. » Fatawa islamiyya, 4/480.

Deuxièmement, parmi les choses qui renforcent la confiance du musulman en lui-même ce qui suit :

1/ Sa confiance en Allah Très Haut, la belle manière de se confier à Lui, de solliciter Son soutien et appui. Le musulman ne peut pas se passer de son Maître Très Haut. Comme nous l’avons déjà dit, la confiance en soi s’acquiert. Le musulman à besoin de l’assistance de son Maître Très Haut. Plus sa confiance en son Maître est parfaite , plus sa confiance en soi est grande. Quand Moïse et son peuple s’enfuirent devant l’avancée de Pharaon et ses soldats après un face à face des deux camps, nous avons vu s’exprimer la grande confiance que Moise avait en son Maître Très Haut. À ce propos le Très Haut dit : « Puis, quand les deux partis se virent, les compagnons de Moïse dirent :  « Nous allons être rejoints ». Il dit :  « Jamais, car j’ai avec moi mon Seigneur qui va me guider. » (Coran,26:61-62).

2/ Rechercher ses propres points forts pour les consolider, les indices de perfection pour les développer et les points faibles et les lacunes pour les redresser. Pour renforcer la confiance en soi, il faut regarder avec assurance ce qu’Allah Très Haut vous a donné en termes de bonnes qualités et d’actions, car cela vous pousse à renforcer votre confiance en vous-même. Quant aux points faibles, il faut les redresser et les porter au plus haut degré.

3/ Il est très important pour le musulman qui cherche les moyens de renforcer sa confiance en lui-même de ne pas répéter des expressions qui traduisent la démoralisation telles : je ne suis plus sûr de moi-même ou je ne réussis plus rien.

4/ Le musulman doit se fixer des objectifs clairs et précis et les évaluer au fur et à mesure du déroulement de sa vie car celui qui est sûr de lui-même voit ses objectifs se réaliser puisque sa bonne planification fait qu’Allah lui permet de réaliser de bons résultats.

5/ Que le musulman se trouve une bonne compagnie car celle-ci renforce chez lui les manifestations de réussite, s’en réjouit et l’encourage à déployer davantage d’efforts. Mais la bonne compagnie ne ferme pas les yeux sur les points faibles chez l’autre car elle indique le meilleur chemin. C’est pourquoi la bonne compagnie fait partie des facteurs qui renforcent la confiance du musulman en lui-même.

6/ Ne pas se préoccuper des dures expériences du passé et des échecs antérieurs car cela est de nature à annihiler les efforts et à minimiser les manifestations de réussite, ce que le musulman ne devrait pas vouloir pour lui-même. Troisièmement, le musulman peut maîtriser ses gestes et actes et les rectifier. C’est le cas de la colère. Que le musulman soit sûr de sa capacité de se libérer de l’emprise de la colère et d’œuvrer pour se redresser, se purifier et s’habituer à l’application de la loi d’Allah Très Haut. C’est extrêmement facile à celui qui veut en faire une réalité concrète, pourvu qu’il possède une ambition telle qu’il parvient à dominer son âme et à la purifier. Dans les réponses données aux deux questions 45647 et 658 nous avons indiqué les méthodes légales du traitement de la colère. Qu’on s’y réfère. Elles sont importantes. Celui qui veut se libérer de l’emprise de la colère doit s’empresser d’agir car c’est ce qui nous manque vraiment. Car on parle beaucoup et agit peu. Que le musulman s’empresse à purifier son âme , à l’entraîner par l’action, à exécuter les ordres de son Maître et à s’abstenir de Ses interdits de manière à faire partie des heureux, s’il plaît à Allah…” Les textes sont clairs et il n’y a aucune ambiguïté : les affirmations positives en Islam sont licites, et même recommandées pour travailler notre mental ainsi que notre bien-être psychologique. 

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